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Nouvelle diffamation : Israël torture les prisonniers avec des fers à repasser brûlants et des perceuses électriques

Itamar Marcus et Nan Jacques Zilberdik  |
Des dessins diffamatoires d’une prétendue « torture israélienne » sont montrés en guise de générique d’introduction d’une émission télévisée de l’Autorité palestinienne à l’intention des prisonniers palestiniens emprisonnés en Israël et de leurs familles.
Destinés à montrer comment les prisonniers palestiniens sont soi-disant torturés par Israël, les dessins présentent des gardiens de prison israéliens :

1. qui brûlent la poitrine d’un prisonnier avec un fer à repasser bouillant ;
2. qui percent un trou dans la main d’un prisonnier ;
3. qui brûlent l’épaule d’un prisonnier avec un fer à souder ;
4. qui corrigent un prisonnier en le pendant par les pieds ;
5. qui pressent la tête d’un prisonnier dans un étau médiéval ;
6. qui coupent le bras d’un prisonnier à partir du coude ;
7. qui pendent un prisonnier par les bras alors que des chaînes le retiennent à la poitrine et à la nuque.

Diffusée deux fois par semaine, l’émission « Pour vous » est destinée aux Palestiniens emprisonnés en Israël pour leur implication dans des attaques terroristes. Ils regardent le programme depuis la prison. L’émission montre des images des villages natifs des prisonniers et des interviews des membres de leurs familles, qui leur envoient des messages filmés.

La télévision de l’AP est contrôlée par le cabinet du chef de l’AP, Mahmoud Abbas.

Il est à noter qu’aucune accusation de ce genre de traitement n’a jamais été proférée par la Croix-Rouge internationale, des groupes des droits de l’Homme ou des prisonniers eux-mêmes.

Comble de l’ironie, la semaine même où l’AP s’est mise à diffuser ces dessins diffamatoires à la télévision, un article du quotidien officiel de l’AP indiquait que les prisons étaient très différentes de ces descriptions diffamatoires. L’article mentionnait que les prisonniers avaient l’opportunité d’étudier. Le quotidien de l’AP a vanté le fait que « les prisonniers des prisons de l’occupation [israélienne] ont terminé des études universitaires et obtenu des maîtrises et doctorats », et mentionnait avec fierté que « depuis 2000, plus de 10 000 prisonniers palestiniens ont obtenu des diplômes alors qu’ils se trouvaient encore dans les prisons de l’occupation. » [Voir la transcription ci-dessous]

Un autre témoignage corroborant le fait que les prisonniers étaient bien traités dans les prisons israéliennes a été apporté par un prisonnier palestinien interviewé dans l’émission « Pour vous » le jour de sa libération.
La journaliste TV de l’AP : « Vous étiez à [la prison de] Megiddo. Comment vont nos gars ?
Vous avez été libéré de prison tout juste aujourd’hui.
Le prisonnier : « Sur Allah, les gars de la prison vont bien. Il ne leur manque rien. Ils vont bien.
La journaliste : Il ne leur manque rien ?
Le prisonnier : Ils vont vraiment bien.
La journaliste : Ils ne leur manque rien, même pas la liberté ?
Le prisonnier : Non. La liberté. Inch’Allah, la liberté viendra.
La journaliste : Combien de temps étiez-vous en prison ?
Le prisonnier : Deux ans.
La journaliste : Et vous dites qu’il ne leur manque rien ?
Le prisonnier : Je ne sais pas. »
Voir la vidéo ci-contre.

Voici la traduction de l’article qui célébrait les succès académiques des prisonniers :

Titre : « Les prisonniers des geôles de l’occupation complètent des études universitaires et obtiennent des maîtrises et des doctorats »

« Les autorités de l’occupation ne laissent rien au hasard pour compliquer la vie des prisonniers, peu importe leur parti ou l’affiliation de leur faction. Derrière les barreaux de la prison, ils sont tous des Palestiniens, et aux yeux du gardien, ils méritent tous les punitions les plus sévères. Malgré l'oppression de l'occupation et sa cruauté incessante envers les prisonniers, de nombreux détenus défient l'oppression israélienne et sont déterminés à réussir, de derrière les barreaux. Beaucoup d'entre eux ont réussi à obtenir les plus hauts diplômes, tandis que d'autres préparent un travail de recherche spécial, pour le montrer au monde extérieur [à la prison] et le publier dans les médias, en particulier dans les médias électroniques. En regard de la hausse du nombre de détenus ayant obtenu des diplômes - y compris des doctorats - tout en étant en prison, Israël a récemment entamé une nouvelle campagne destinée à pourrir la vie des prisonniers et à tout faire pour les priver de leurs droits élémentaires à l'éducation. Il [Israël] a commencé à semer des obstacles sur la voie des prisonniers qui veulent passer les examens du baccalauréat... Le prisonnier Ayman Al-Hamoud tire une grande fierté de ses prouesses académiques dans les prisons israéliennes. Il a souligné qu’il a réalisé tous ces succès pour nuire aux gardiens, et affirmé qu'il avait obtenu une maîtrise à l'Université Al-Huraa [basée à Haag, Pays-Bas]... Al-Hamoud, a déclaré : «L'occupation nous prive de tout, même de nos droits élémentaires, c’est pourquoi nous téléphonons à nos familles en secret, en utilisant des dispositifs compliqués. Aujourd'hui, l’occupation tente par tous les moyens possibles de nous retirer nos téléphones cellulaires ; à tout moment, ils renversent les couchettes à la recherche d’un dispositif téléphonique. Alors, comment nous permettraient-ils de faire des études universitaires, et nous donneraient-ils les autres droits des prisonniers ? Ils essaient de nous compliquer la vie par tous les moyens et de toutes les façons possibles, et nous ne pouvons que défier leurs mesures racistes. "
Al-Hamoud a fait remarquer que de nombreux prisonniers se sont inscrits à l'Université hébraïque de Jérusalem, et ont obtenu ce droit après une grève généralisée menée par les prisonniers dans les camps de détention. Beaucoup considèrent le prisonnier libéré Abu Fahd Al-Hajj comme un exemple qui les motive à obtenir les plus hauts diplômes : il est entré à la prison analphabète, en 1978, et est à présent titulaire d'un doctorat... Depuis [l'année] 2000, plus de 10 000 prisonniers palestiniens ont obtenu des certificats d'études secondaires depuis les prisons de l'occupation. Aujourd'hui, quelque 200 prisonniers sont inscrits dans diverses universités à travers le monde."
[Al-Hayat Al-Jadida, le 9 octobre 2010]
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