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Les prisonniers et martyrs sont une source de fierté pour les familles palestiniennes

Itamar Marcus et Nan Jacques Zilberdik  |
Mourir en Martyr pour Allah – devenir un Shahid – continue d’être présenté comme un exploit par la société palestinienne. Comme démontré par Palestinian Media Watch, l’Autorité palestinienne (AP) prône depuis des années le Martyr comme une valeur ultime et un but pour les adultes et les enfants. Aujourd’hui encore, aspirer à devenir un « Martyr » est considéré comme un honneur qui mérite les éloges de la société. La mort et l’enterrement d’un « Martyr » sont souvent considérés comme « un mariage ». Le Martyr se voit comme « un marié » qui s’unit aux vierges du Paradis.

Lorsqu’un Palestinien a été tué par Israël la semaine dernière alors qu’il plaçait une mine sur la barrière de sécurité au sud de la bande de Gaza, une femme membre de sa famille a expliqué : « Aujourd’hui, c’est un jeune marié. J’ai entendu un cri de joie. C’est un marié. Cela fait longtemps qu’il voulait devenir un Martyr. Quand je lui ai dit : ‘Trouve du travail’, il a dit : ‘Je veux être un Martyr.’ »

Toujours suivant l’idée du « Martyr » qui devient un marié, une femme s’est exclamée plus tôt dans l’année à la TV de l’Autorité palestinienne :
« Sur Allah, nous accueillons tout Martyr comme s’il était un marié parmi nous. »

Des parents qui eux-mêmes ont perdu un enfant encouragent les autres à « sacrifier » eux aussi leurs enfants. La mère d’un « Martyr », parlant de son fils mort : « Gloire à Allah, il a cherché le Martyr et il l’a réalisé. Mon message à toute mère est de sacrifier son enfant pour la Palestine. »

« Si j’étais jeune et que je pouvais porter des enfants qui lutteraient de la manière dont mes enfants ont combattu, et qu’une autre génération de mes enfants voyait le jour, je le ferais », a affirmé la mère d’un Shahid (Martyr) et de cinq prisonniers, exprimant sa fierté pour ses enfants.

Une autre mère, dont le fils est mort en prison, a dit : « Je sais que mon fils, gloire à Allah, est mort en Shahid, et toute la gloire et l’honneur est que mon fils est un Shahid. »
Voir toutes les sources et les traductions ci-après.

Les Palestiniens qui ont tué ou aidé à tuer des Israéliens, et qui purgent leur peine dans les prisons israéliennes, sont également considérés comme des héros de la société palestinienne.

Récemment, l’émission de la TV de l’AP « A la maison du combattant » a choisi d’honorer la prisonnière terroriste Sanaa Shehadeh en visitant sa famille chez elle. Shehadeh purge trois peines de prison à vie pour avoir transporté un terroriste suicide à Jérusalem en 2002. Trois civils ont été tués et des dizaines blessés dans l’attentat.
Son père a déclaré à la TV de l’AP :
« Je suis fier de ma fille Sanaa, et je dis que c’est une héroïne… Je l’appelle ‘l’héroïne de Jérusalem’, et parfois ‘l’héroïne de la Palestine’. »
[TV de l’Autorité palestinienne (Fatah), le 22 déc. 2010]

La TV de l’AP a déjà honoré la prisonnière Sanaa Shehadeh en visitant sa maison et en diffusant une séquence où ses deux nièces lui chantent une chanson.

Le mois dernier, le ministre des Affaires des prisonniers a choisi d’honorer deux prisonniers, Sami Younis et Hadil Abou Turki. Sami Yunis est reconnu coupable d’avoir planifié et réalisé le kidnapping en 1980 d’un soldat israélien qui a par la suite été abattu. Hadil Abou Turki a essayé de poignarder un soldat israélien à Hébron en 2009. Le ministre AP des Affaires des prisonniers, Issa Karake, a remis à sa famille un « insigne d’honneur » (voir la photo ci-dessous).

« Karake remet un insigne d’honneur à la famille de Sami Younis »
Le ministre AP des Affaires des prisonniers a récemment décidé d’honorer une femme pour être la mère de quatre fils qui ensemble servent 18 peines de prison à vie dans les prisons israéliennes pour avoir assassiné 18 personnes.

PMW a documenté le succès de la campagne de l’AP pour le Shahada (Martyr), prouvé lorsque des parents célèbrent la mort de leurs enfants.

Voici les transcriptions de quelques proches exprimant leur fierté et leur joie au « Martyr » ou au prisonnier de la famille :

Bulletin d’informations de la TV de l’AP :
[Rapport sur deux Palestiniens tués alors qu’ils tentaient de placer des mines sur la barrière de sécurité au sud de la bande de Gaza.]


Un proche de l’un d’eux :
« Aujourd’hui c’est un jeune marié. J’ai entendu un cri de joie. C’est un marié. Cela fait longtemps qu’il voulait devenir un Martyr. Quand je lui ai dit : ‘Trouve du travail’, il a dit : ‘Je veux être un Martyr.’ »
[TV de l’Autorité palestinienne (Fatah), le 26 déc. 2010]

L’émission hebdomadaire de la TV de l’AP A la maison du combattant rend visite au domicile de la prisonnière Sanaa Shehadeh's. Shehadeh sert trois peines de prison à vie dans des prisons israéliennes pour avoir transporté un terroriste suicide à Jérusalem en 2002. A la TV de l’AP, son père a expliqué à quel point il est fier de sa fille :
« Je suis fier de ma fille Sanaa, et j’affirme que c’est une héroïne… Je l’appelle ‘l’héroïne de Jérusalem’, et parfois ‘l’héroïne de la Palestine’. »
[TV de l’Autorité palestinienne (Fatah), le 22 déc. 2010]

Le ministre des Affaires des prisonniers honore les prisonniers qui ont tué des Israéliens ou aidé des terroristes :
« Célébrant l’anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, le ministre des Affaires des prisonniers a honoré hier à la mairie d’El-Bireh le plus vieux prisonnier des prisons de l’occupation israélienne, Sami Younis (Abou Nader) d’Ara, à l’intérieur de la Ligne verte, qui a plus de 80 ans, et la plus [jeune] femme prisonnière Hadil Abou Turki à Hébron (15 ans). … [Le ministre des Affaires des prisonniers, Issa] Karake a souligné : ‘Notre position, au sein de l’Autorité palestinienne, est que les prisonniers de Jérusalem et de la Palestine occupée en 1948 doivent être un élément de base et fondamental de toute solution politique, et ne doivent pas être tenus à l’écart de tout accord, comme le souhaite Israël, qui prétend les voir comme des citoyens israéliens, tout en leur reniant tous leurs droits civils élémentaires.’ Karake a appelé les responsables du côté palestinien de procéder à un échange de prisonniers contre Shalit, à ne pas se plier aux exigences israéliennes, et à insister pour inclure les prisonniers de Jérusalem et de la Palestine occupée en 1948 dans l’accord. »
[Al-Ayyam, le 10 déc. 2010]

Remarque : Hadil Abu Turki a essayé de poignarder un soldat israélien à Hébron en 2009.
Sami Younis (Abou Nader) a attaqué un soldat israélien, a pris son arme et l’a abattu en 1981.

Le talk-show de la TV de l’AP Bonjour Jérusalem traite des affaires de prisonniers.
La mère d’un Shahid (Martyr) et de cinq prisonniers, Oum Rafat Al-Isawi :
« Si j’étais jeune et que je pouvais porter des enfants qui lutteraient de la manière dont mes enfants ont combattu, et qu’une autre génération de mes enfants voyait le jour, je le ferais. »
[TV de l’Autorité palestinienne (Fatah), le 24 sept. 2010]

Extrait d’un rapport sur l’enterrement du prisonnier Raed Abou Hamad, qui est mort dans une prison israélienne :
La mère d’Abou Hamad : « Je sais que mon fils, loué soit Allah, est mort en Shahid, et toute la gloire et l’honneur est que mon fils est un Shahid. »
[TV de l’Autorité palestinienne (Fatah), le 19 avril 2010]

 
Bulletin d’informations de la télévision de l’Autorité palestinienne :
Une mère après avoir appris la mort de son fils dans une attaque de l’aviation israélienne : « Nous avons toujours espéré son [de mon fils] Martyre (Shahada), sachant qu’il voulait mourir en Martyr (Shahid). A chaque fois qu’il sortait, on lui disait, ‘Qu’Allah soit avec toi’. Nous savions qu’il voulait mourir en Martyr. Loué soit Allah, il voulait le Martyre, et il l’a accompli. Mon message à toute mère est de sacrifier son enfant pour la Palestine.
Une autre femme : « Sur Allah, nous accueillons chaque Martyr comme s’il était un marié parmi nous. »
[TV de l’Autorité palestinienne (Fatah), le 11 fév. 2010]
 
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